« C’est pas la p’tite bête qui va manger la grosse »

Illustration: Coralie GRAMBIN


On ne s’affranchit pas de la peur, on apprend à la maîtriser en diminuant ses effets. Ça peut passer par la gestion du stress, la maîtrise des pensées, la respiration, parfois par la maturité des sentiments, et puis, la confiance en soi.
Mais ma préférée, c’est quand on la tourne au ridicule. Un peu comme dans Harry Potter, lorsque Rémus Lupin, professeur contre les forces du mal, apprend à ses élèves comment dominer la peur en s’exerçant sur un épouvantard.

Vachement moins impressionnant le professeur Rogue, en vieille dame !

La peur crée ce qu’elle craint

La peur s’attaque en général à un besoin, et elle nous paralyse. Nous nous focalisons sur les conséquences du manque de ce besoin, et, par ce « pli mental », nous ne nous donnons pas toutes les chances d’obtenir ce qui nous tient vraiment à cœur. Lors d’un entretien d’embauche, par exemple, vos yeux sont fixés sur le besoin absolu d’obtenir ce poste. Vous vous êtes déjà projeté, vous avez fait le calcul des kilomètres, du temps de trajet, et vous avez imaginé l’ambiance de cette entreprise. Votre candidature a été retenue, l’entretien est prévu pour cet après-midi. Vous vous êtes préparés, dans votre tenue et dans votre discours. Vous vous êtes renseignés sur le site internet de la société, vous connaissez son historique et même ses chiffres. Vous vous sentez bien. Vous vous êtes armés de votre plus beau sourire, et vous passez la porte. Vous arrivez dans le hall d’accueil et là… pata-trac!
Vos jambes tremblent, vous avez chaud, mais vraiment chaud. Une personne vient vous accueillir et, au moment de répondre, vous cafouillez, votre voix décide de monter dans les aiguës, là où, même la Castafiore ne s’aventurerait pas. Vous commencez à perdre en assurance, et vous vous demandez ce qu’il se passe… C’est la peur, et si vous la laissez vous dominer, vous perdez tous vos moyens. Même le langage. Pourtant vous savez parler depuis vos deux ans, on est d’accord?

En temps normal, vous auriez parfaitement maîtrisé votre entrée. Et si, pour inverser la tendance, on changeait de point de vue ? D’abord, focalisez-vous sur le moment présent. Non pas sur le résultat de l’entretien, mais sur le fait que cet entretien, c’est d’abord une rencontre. Une rencontre entre êtres humains. Des êtres humains qui ont des sentiments, des peurs (si, si), et même une vie personnelle… quelqu’un comme vous quoi. Focalisez-vous sur la qualité des échanges, intéressez-vous à vos interlocuteurs, laissez-les parler. Prenez la parole en temps voulu. Marquez des temps d’arrêt quand vous réfléchissez, rien ne presse, c’est une rencontre, pas un speeddating. Vous maîtrisez votre sujet, il s’agit de parler de votre parcours. Et ce parcours coïncide parfaitement avec ce poste. Vous voyez, on se détend. On accepterait presque le café qu’on nous propose.

Et si vraiment, mais vraiment, le recruteur est impressionnant, imaginez-le faire autre chose, comme je vous l’ai dit, c’est un humain, comme vous… et pour tout 🙂

Coralie GRAMBIN – COACH PROFESSIONNEL & PERSONNELPERFORMATEUR DE COMPETENCES – 06 08 65 48 51 – parlezdevous@outlook.fr

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