Le pouvoir du non et le super pouvoir du oui

Si je vous demande : quelle est la période de votre vie où vous arriviez le plus facilement à dire non ? Pour la plus-part, vous allez me répondre : « mes deux ans ». A cet âge, c’est presque un principe de base que de dire non. On nous apprend ensuite la politesse, la gentillesse, la générosité… autant de belles valeurs qu’il en devient presque impoli de dire non. Jusqu’à la période de l’adolescence, où nous sommes en pleine crise identitaire. Dire non est une seconde nature. Mais il y a un truc qui nous pousse à toujours dire oui : se faire une place dans ce monde.

Pourquoi on ne dit pas non ?

  • Parce que que j’ai peur de faire de la peine à l’autre
  • Parce que j’ai peur de faire fuir l’autre
  • Parce que j’ai peur de ne pas être accepté
  • Parce que si je dis non qu’est-ce que l’autre va penser de moi ?

Et si c’était un fakenews ?

Pourquoi on dit toujours oui ? La peur du rejet

On souffre tous du rejet. Que cela soit au travail, avec les amis, en famille, avec votre cher et tendre… Cette incapacité à dire non, nous concerne tous, à des niveaux plus ou moins élevés dans l’ensemble de nos relations. Le non on le dit plus facilement lorsque c’est matériellement impossible.

Va me décrocher la lune !

Mais quand il y a une infime possibilité de dire oui, on s’engouffre dans ce oui. Et toujours dans l’objectif d’être accepté, voir être aimé par l’autre.Dans une relation amoureuse, combien se conditionnent en répondant favorablement à l’autre, au point de perdre leur identité ? On veut tellement que cela marche qu’on est prêt à tout accepter. Jusqu’au jour où, on est complètement à côté de soi et que l’on envoie tout balader.

Mais quand on s’est enfin trouvé, on n’a plus envie de se perdre dans les requêtes de l’autre. Et pour se trouver, il faut apprendre à dire non. Il ne s’agit pas de dire non à tout va, mais de dire non pour se faire respecter. Nous ne sommes pas obligés de pratiquer le non uniquement en cas d’extrême urgence.

  • Non, je ne veux pas mourir.
  • Non, je ne veux pas que l’on me frappe
  • Non je n’aime pas les épinards.

Dire non c’est se respecter soi-même

Quand on ne dit que oui, on devient cette pâte à modeler dans les mains des autres. Vous n’avez pas de temps pour faire le taxi, mais une amie est coincée, sans voiture elle ne va pas pouvoir se rendre à son rendez-vous chez le coiffeur.

Vous devez préparer à manger pour 10 personnes ce soir, faire les courses et récupérer les enfants à 16h00 mais votre grand-mère insiste pour que vous passiez la voir, boire le thé avec elle.

Vous travaillez de chez vous, mais une amie qui doit impérativement être à son bureau vous demande de venir garder ses enfants parce qu’ils sont malades, et que la nounou ne veut pas de risque de contagion chez elle…

Vous avez terminé ce gros dossier important parce que vous vous y êtes pris à l’avance et votre collègue, qui fait tout à la dernière minute, vient vous demander de l’aide pour rendre un appel d’offre avant demain matin 08h00…

Toutes ces situations qui vous amènent à des charges de stress considérables au point de vous gâcher la journée. Pourtant, si vous dites non, vous vous préservez, et vous terminez votre journée dans les temps, comme initialement prévu.

Et pour y arriver, il faut apprendre à faire passer vos intérêts en premier. La plus-part des exemples cités au-dessus dépendent du sentimentalisme. Vous allez accepter de vous plier en quatre parce que ce sont toutes des personnes que vous appréciez.

Notez bien que dans nos relations personnelles, c’est avec les personnes que nous aimons le plus que nous arrivons le moins à dire non.

Vous diriez oui à une inconnue pour garder ses enfants, comme ça, au pied levé, qu’importe si vous êtes disponible ou non ?

………………

On est d’accord, non.

Éduquer son interlocuteur

Pourquoi, on laisse le droit à l’autre de nous modeler comme bon lui semble ?

Justement, par sentimentalisme. Il y a quelque chose de culpabilisant dans le non. D’ailleurs, bon nombre sont ceux qui réagissent mal quand on leur dit non.

Mais dites-moi, qui sont les premiers à sur-réagir quand ils entendent non ? Ils en font des caprices d’ailleurs … Les enfants. Et pourtant, c’est le rôle de tout parent, que de dire non pour le bien de leurs enfants.

Dans le monde des adultes, c’est pareil. Apprendre à dire non, c’est éduquer son interlocuteur. Et l’éducation n’est rien d’autre que de poser des limites à ne pas franchir, car la liberté de chacun s’arrête là où commence celle de l’autre.

Je disais à ma mère récemment, qu’elle devait apprendre à dire non, et que de ce point dépendait directement son bien-être. Qu’elle ne peut pas toujours passer après tout le monde.

Oui, parce qu’il y a aussi cet esprit de sacrifice, qui nous empêche de penser à nous d’abord. Et le premier cas de figure que l’on rencontre, c’est la notion de partage.

Exemple : Il y a deux parts de gâteaux. Une grosse et une petite. Vous êtes avec un ami. Quelle part allez-vous lui servir ?

On ne prend jamais la plus grosse, parce que c’est mal poli. Oui mais, si on applique ce principe dans tous nos rapports, il ne nous reste pas grand-chose. Alors je ne dis pas de toujours pendre la plus grande part, mais parfois il faut savoir penser à soi.

Mais comment dire non ? Les motivations

Ce que je m’applique à moi-même et que je conseille à mes clients, c’est de se poser une première question à soi avant de donner sa réponse à l’autre.

=> Pourquoi est-ce que je dis oui ?

Si vous ne dites pas oui parce que vous en avez envie, vous augmentez votre charge de stress. Vous devenez irritable si cela se passe mal. Pire, si la personne à qui vous rendez service se permet de vous faire une réflexion, ou, vous impose ses conditions, il se peut que votre capital sympathie soit fortement atteint et qu’il faille attendre le prochain siècle pour lui faire la bise.

Alors ok, dans la vie on ne fait pas uniquement ce que l’on veut, mais quand on trouve ne serait-ce qu’une bonne raison pour soi de s’y mettre, alors ça change la donne. D’ailleurs, ça ne serait pas une clé du bonheur que de tout faire par plaisir ?

Personnellement je déteste l’administration. C’est un problème, moi qui travaille seule et à mon compte. Alors quand je dois faire ma déclaration URSSAF, j’aurais plutôt tendance à repousser au lendemain. Oui mais, quand je l’ai faite, j’ai une immmmmmmmense satisfaction qui me vient : ce qui est fait n’est plus à faire.

Et bien dans tout ce qui est obligatoire je raisonne en ce sens. Pour le reste je cherche mon avantage. Et si je n’en vois aucun, je suis en droit de dire non. Et si vraiment la personne insiste pour que je l’aide, j’ai une autre question :

=> Est-ce qu’elle ferait pareil pour moi ?

Si la réponse est non, j’ai encore une raison de dire non.

Bye bye oui oui

Bon OK, mais la générosité, me direz-vous ? La générosité oui, du moment que le coût est maîtrisé ! Donnez vos conditions, c’est vous qui rendez service. C’est à l’autre de s’adapter pas l’inverse.

Vous n’êtes ni Jésus ni ses saints, le dévouement ne nous concerne pas tous.

J’ai commencé comme ça à remonter la pente du respect de moi. Et j’ai découvert un truc génial : quand je dis non, personne ne se met à pleurer ni à se rouler par terre.

Les biens-faits du non

En plus de faire respecter votre personnalité, votre temps (qui est précieux, je vous rappelle que nous n’avons qu’une vie et que nous ne la maitrisons pas), il y a comme un blason « expert » qui vient se coller à vous. Si vous dites non, c’est qu’il y a un danger dans le oui. Par exemple, dans le monde professionnel, un client vous demande l’impossible. Si vous lui dites oui, et que vous n’y arrivez pas, il va être très déçu, persuadé que sa requête était accessible puisque vous lui avez dit oui. Mais si vous lui dites non, même s’il vous boude, il va vite revenir vers vous, parce qu’un concurrent l’aura déçu pour les mêmes raisons. Il vous fera ensuite confiance et vous pourrez jouir de la qualité de conseiller. C’est un peu la même chose dans vos relations personnelles. Votre non fixe des limites et vient implicitement rassurer votre interlocuteur.

Le super pouvoir du oui

Il faut reconnaître que lorsque l’on commence à dire non, on a du mal à s’arrêter. Il y a une file d’attente devant la porte de votre oui. Les gens savent que vous êtes une personne sur qui ils peuvent compter, c’est pour ça qu’ils viennent vous demander de l’aide. Votre oui a de la valeur, et il se transforme en super héros quand vous pratiquez le non. Pour obtenir ce Saint Graal, il y a des conditions. Et je ne parle pas de manipulation ou de chantage ! Non, la simple condition est le respect de vous-même. Et quand vous dites « oui », votre interlocuteur pourra être entièrement satisfait. Mais le plus important c’est que vous aussi. Parce que vous aurez mesuré l’impact de votre oui dans la gestion de votre temps, de votre énergie et de votre capital sympathie.

Et si on discutait ?

Il y a des situations où vous auriez besoin d’apprendre à dire non ? Contactez-moi qu’on en discute 😊

Coralie GRAMBIN – COACH PROFESSIONNEL & PERSONNELPERFORMATEUR DE COMPETENCES – 06 08 65 48 51 – parlezdevous@outlook.fr

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