La peur …

Ouh ouh ouh Moufassa !

L’ogre du Petit Poucet

Ce qu’il y a de terrible avec la peur, c’est qu’elle s’attaque à ce qui est le plus important pour nous. Pour certain, c’est la peur de ne pas être aimé, la peur de ne pas réussir, la peur de manquer, la peur de perdre le contrôle. Mais ce qui est chouette avec la peur, c’est qu’elle nous fait grandir, que sans le vouloir, elle a cette capacité à nous rendre plus fort.

Si on la laisse nous assiéger, si on lui laisse le droit d’entrer dans nos pensées, elle nous immobilise pour nous dévorer tout cru. Je ne sais pas vous, mais ça me rappelle ces rêves où je suis pourchassée par un monstre et je ne peux ni crier, ni courir. C’est l’objectif de la peur, vous mentir sur vos capacités et sur vos ressources.

Elle cherche quelqu’un à manger à chaque instant, dans toutes les situations. Elle peut prendre plusieurs formes : la culpabilité, la colère, la honte, l’angoisse, l’insomnie, le doute, le contrôle (de tout, absolument tout) … et si on lui laisse la place qu’elle demande, on perd la maîtrise de soi. On cède à la panique émotionnelle et on devient hors de contrôle. A moins de se faire assommer ou qu’une comète vienne percuter le sol, ni rien ni personne ne peut stopper cette crise.

Sauf… sauf nous-même. Pour moi qui suis chrétienne, et pas seulement le dimanche, il me suffit de prier, de chanter des louanges ou de proclamer des versets bibliques pour l’anéantir. Et croyez-moi, ça arrive souvent. Mais pour tous les autres, sachez que vous avez aussi le moyen de maîtriser vos émotions. Personnifiez la peur et ordonnez-lui de partir.

Vous pouvez vous libérer d’elle, ne plus être son pantin, en utilisant la source de cette peur pour guérir sa racine. Alors on est d’accord, je ne parle pas des phobies en tout genre. Je ne suis pas sûr que de parler à une araignée règle le problème. Quoique … 😊

Ce matin je me suis réveillée en sursaut et en criant. Je ne sais même pas si je faisais un cauchemar. Ce que je sais, c’est que j’avais la peur au ventre de ne pas être au bon endroit, de me planter complètement dans mes choix professionnels, que personne n’allait être intéressé par mes services, par mes articles, par ma vision du monde. J’ai commencé à plier mes jambes et les ramener sous mon cou. J’étais incapable d’expliquer pourquoi j’avais peur. Dès que je cherchais à formuler cette angoisse, j’étais submergée par un sentiment de honte et de faiblesse terrible. Comme à chaque fois que j’ai peur, je parle sois à mon cher et tendre, à ma mère où à un très bon ami à moi. Dans cet ordre. Mon Jules étant à 8000 kilomètres de moi, j’ai opté pour ma mère.

Le premier pas pour se libérer de cette peur, c’est d’en parler. Plus on tente de l’ignorer ou de la faire taire, plus elle va vous ronger. Je me suis donc mise à bégayer, impossible d’aligner trois mots cohérents. Et puis quand la phrase s’est construite, c’est la voix qui m’a manqué. Une autre peur s’est rajoutée : et si en formulant ma peur j’inquiétais aussi ma mère sur mon avenir ? Non parce qu’il n’y a rien de pire que la peur contagieuse.

Alors là, c’est le mouvement de panique, et au lien d’avoir un problème, vous en avez deux au carré. Mais il fallait que ça sorte. J’ai confiance en ma mère, j’ai réussi à faire part de toutes mes craintes. Et aussitôt en dehors de moi, aussitôt une solution est apparue. Et puis avec le recul, j’ai rédigé ce qui pourrait m’aider à me sentir à l’aise dans mon activité. Et de là est sortie une ébauche de stratégie commerciale…

Bim bam boum, pulvérisé le monstre du placard. Tout ça en une heure. Une heure de combat pour une journée d’efficacité. Ça vaut le coup d’essayer non ?

Ce que je vous raconte, c’est presque un quotidien depuis que je me suis lancée en solo. Des ascenseurs émotionnels réguliers. Mais ils me rendent vivantes. Si je n’avais pas ces remises en question je ne pourrais pas avancer. Je serai cloîtrée quelque part au fond de mon appartement, la confiance en moi en pleine chute libre.

Tout ça pour vous dire que chaque jour je suis contactée par des personnes qui n’osent pas se lancer, qui ont peur de n’avoir rien à dire, à écrire et qui pourtant sentent bien qu’il y a plus. Le seul conseil que je peux vous donner, c’est d’essayer. Il n’y a rien à perdre. Le cocktail pour surfer sur la vague de la crainte, c’est :

  • L’entourage
  • La discipline
  • Essayer, encore et encore
  • Si on tombe, on se relève

Les ressources sont en vous, faites-vous confiance, trouvez une personne qui vous connait vraiment pour vous confier, une personne désintéressée et experte en entrepreneuriat pour vous conseiller, et cultivez l’amitié et la famille pour vous ressourcer. Je vous dirai bien de prier aussi, mais ça c’est personnel 😉

3…2…1… Go ! C’est l’heure du plongeon !!

Coralie GRAMBIN – COPYWRITER – AUTEUR – parlezdevous@outlook.fr – 06.08.65.48.51

3 réflexions sur « La peur … »

  1. Lorsque j’étais enfant, je me souviens que j’avais une boule au ventre avant de m’embarquer dans l’un des nombreux manèges à sensation des parcs d’attractions. Puis une fois attaché mon cœur se mettait à battre à 200 à l’heure juste avant de m’élancer à toute vitesse avec des cris frénétiques. Une fois que je retrouvais pieds, encore grisé par les effets de l’adrénaline parcourant tout mon corps, je n’avais qu’une seule envie, c’était de recommencer à nouveau ! Pourtant j’avais parfois passé plusieurs dizaines de minutes à m’angoisser en pensant à différents scénarios digne des plus grandes productions hollywoodiennes. Puis une fois lancé, ce ne sont guère plus de 2 minutes qui sont passées comme un éclair et où je peux finalement m’exclamer : »Wouahou ! C’était trop bien ! Déjà fini ?! » Alors qu’est-ce qui a bien pu se passer entre ce premier temps d’attente que je vivais comme un compte à rebour terrorisant puis mon deuxième passage pour faire à nouveau la queue en espérant que l’attente ne soit pas trop longue tellement j’ai hâte de recommencer ? Face aux nouveaux défis que la vie nous tend, il n’est pas rare que je ne parvienne pas à dépasser le stade de la boule au ventre. Il n’est pas rare d’ailleurs que cette phase soit amplifiée plus le temps passe et qu’on se laisse peu à peu engloutir. Mais quel sentiment d’accomplissement et de dépassement de soi lorsqu’on parvient à surmonter nos peurs en nous rendant compte que l’on en ressort presque réjouit une fois notre zone de confort franchie ! Il y a tout juste deux ans, je me souviens avoir répondu à une interview sur une radio chrétienne (phare FM) pour une émission intitulée « foi d’entreprendre ». J’avais choisi le thème concernant le fait de sortir de ma zone de confort alors meme que cette interview était pour moi une expérience que je menais précisément pour en sortir ! En ce début d’année j’expérimente à nouveau cet inconfort et cette zone de turbulences qui me pousse à me jeter à l’eau. Et cet article tombe à point nommé. Encore une fois, comme pour exorciser ma peur, je partage à nouveau mon expérience sur ce blog dans le but de m’encourager et peut être vous donner cette impulsion également à ne pas vous laisser dominer par vos peurs quand bien même elles sembleraient rationnelles. Mais j’avoue bien volontier que ma foi est une aide puissante sur laquelle je peux me reposer alors même que mes pensées et mes 5 sens semblent être dépassés par les événements. Alors avant de nous laisser dominer par nos peurs, n’hésitons pas à les regarder bien en face au lieu que ce soient elles qui nous dominent. Notre courage augmentera toujours en osant et notre peur en hésitant !

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    1. Je suis très heureuse que cet article vous ait parlé 🙂 Effectivement, faire face à ses peurs permets de reprendre l’autorité sur sa vie et de se libérer de cette immobilisation. C’est elle qui nous empêche d’obtenir ce qui nous revient de droit. Et d’un point de vue spirituel, si la peur frappe à la porte, c’est que nous avons dérangé l’ennemi. Ce qui est plutôt positif. Nous avons toutes les armes pour le faire déguerpir 🙂
      Belle journée à vous !

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