Rouler des mécaniques

J’ai un aveu à vous faire, j’ai réalisé que je suis très sensible à mon apparence. Que l’on se comprenne bien, je ne parle pas du brushing parfait, et du make-up jusqu’au bout des ongles, mais bien de ce que les gens vont penser de moi au premier contact.

Et je m’en suis rendue compte tout à fait par hasard, la semaine dernière, alors que j’accompagnais mon mari pour faire changer l’huile de moteur de son pick-up. Arrivés au garage, à ma grande surprise, c’est une femme qui nous a accueilli et qui a fait la vidange. Oui je sais, vous allez dire que je suis « encodée garçon/ fille » … mais je l’assume !

Une forte odeur de gazole dans le nez, me voici dans un de mes souvenirs. Une bière à la main, une cigarette dans l’autre, je tape la bavette à mon garagiste, pendant qu’il change les plaquettes de frein de ma 206.

Et je dois dire que j’aimais bien rouler des mécaniques avec les autres clients, même perchée sur mes hauts talons. Je m’imaginais à quel point cela devait être grisant de tout savoir sur les moteurs. De maîtriser le vocabulaire de la mécanique, être experte en la matière et même être l’interlocutrice de confiance à ces messieurs qui, en tout cas dans mon entourage, quand ils parlent de mécanique aux dames, ils se pavanent et même parfois, ricanent.

Et en observant cette jeune femme garagiste, chignon en haut de la tête, un peu de graisse de moteur sur les joues, j’ai eu envie d’adopter la même attitude. Et c’est là que je me suis fait cette réflexion : je ne suis plus chez mon pote qui me connait par cœur. Pour elle je suis une inconnue, à l’apparence très féminine, brushing, make-up, tenue impeccable, toute mignonne aux côtés de mon mari viril qui sait de quoi il parle. Elle allait certainement ricaner elle aussi. J’ai eu l’impression d’être Suzanne dans Desesperate Housewife.

Et pour la première fois, j’ai pris conscience que cet esprit de comparaison venait de bien plus loin que le rouge à lèvres que j’avais choisi ce jour-ci. Je me suis alors demandée quand est-ce que j’ai commencé à me comparer. Et ça m’a ramené à toutes ces fois où j’ai changé de langage, d’attitude pour me faire accepter. Comme quand on descend dans le sud et qu’on prend l’accent de Marseille, ou les mimiques de sa très bonne copine à force de passer du temps avec elle. Je me suis dit « mince ma fille, tu as si peur de ne pas être aimée que tu joues au caméléon ». Je n’avais pas de résumé de parcours de vie à transmettre à cette femme pour la mettre en condition de recevoir mon bonjour.

J’ai pris une grande inspiration pour me sentir bien, rassembler mon courage, je me suis convaincue que ça n’est pas l’habit qui fait le moine, et puis j’ai mis les mots en ordre dans ma tête. Oui parce que, en plus de vouloir être acceptée de partout où je vais, étant maintenant aux USA, j’ai quand même la barrière de la langue qui s’ajoute à mon besoin d’être aimée. J’ai cette hésitation dans ma tête qui me dit : va-t-on me comprendre ? Alors voilà, le temps que je fasse taire toutes ces voix et que j’ose porter la mienne, l’opportunité de me faire connaître était passée.

Frustrée et à la fois perplexe sur mon mécanisme de pensée, je recevais un message d’une amie qui m’invitait à déjeuner avec elle. J’ai d’abord été très enthousiaste à l’idée de la voir, puis ensuite, j’ai été envahie par ce même sentiment d’insécurité. Elle est mannequin. Et là, rebelotte. Je me suis trouvée loin de mon 36, pas assez apprêtée, et une question tournait en boucle dans ma tête : peut-on perdre 1O kilos en dix minutes ? Ridicule.

J’ai pris position face à toutes ces pensées tortueuses et j’ai dit à voix haute, à la stupéfaction de mon époux : « STOOOOOOOP ! this is insane ! »

Je suis qui je suis. Si les gens veulent me voir, c’est pour ce qui fait que je suis moi, et non pas pour se regarder dans un miroir. C’est pour mes qualités et ma personnalité. Alors que je porte un 36 ou un 40, que je sois maquillée ou non, cela ne change en rien à ma richesse intérieure et aux valeurs que je porte.

Ce sentiment de comparaison m’a fichu la paix, et j’ai passé un moment formidable avec mon amie Lily.

Le combat de notre bien-être se trouve très souvent dans nos pensées, et nous avons les moyens de nous défendre. Nous devons accepter qui nous sommes, dans ce que nous aimons en nous-même, puis il faut s’autoriser les défauts, parce que personne n’est parfait 😊

Vous avez besoin d’un encouragement ? Vous avez envie de me partager votre dernière victoire ? Contactez-moi ou laissez-moi un commentaire. Chacune de nos réussites est une opportunité pour faire grandir notre entourage.

Coralie DESBIEN (GRAMBIN) CHRISTIAN LIFE COACH – COPYWRITER – AUTEUR – PARLEZ DE VOUS – parlezdevous@outlook.fr – 06 08 65 48 51 – 918 955 0995

Vous avez raté ma vidéo en lien avec l’article ? Vous pouvez la voir en cliquant ici : https://www.youtube.com/watch?v=VuT6VqqyKmU

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